Authentique lampe des années 30 présentée au catalogue d’époque du fabricant (photo 6)
Rares sont les luminaires des années 30 parvenus jusqu'à nous dans leur présentation d'origine. Cette lampe Art déco, composée d'un pied en bronze nickelé et d'un dôme en verre moulé-pressé signé Muller Frères Lunéville, fut éditée et commercialisée par les Etablissements A. Boyreau & Cie à Bordeaux en 1932. Le modèle figure en effet dans le supplément n° 2 du catalogue général de Boyreau sous la référence 357 (photo 6), dans une configuration totalement identique. Conservée avec toutes ses pièces d'origine, cette lampe se distingue par un dessin particulièrement représentatif de l'esthétique géométrique du début des années 30. En parfait état de conservation pour un objet vieux de presque un siècle, elle mesure 29 cm de hauteur et pèse 1 kg.
André Boyreau (1889-1980) naquit à Saint-Morillon, en Gironde. Après des études à l'École Centrale, dont il sort ingénieur des Arts et Manufactures en 1913, il s'engage dans l'armée et termine le premier conflit mondial avec le grade d'officier. Il sera fait chevalier de la Légion d'honneur en 1925. En 1920, il reprend les anciens établissements Charles Gauthier, fabrique de bronzes, et crée la société Boyreau & Cie en s'associant à Albert Dormoy, fondeur. Installés 1 à 7 rue Vilaris à Bordeaux, les établissements Boyreau fabriquaient des bronzes d'art, d'éclairage et d'ameublement destinés aux particuliers. Leur activité s'étendait également à l'éclairage public, avec la fabrication de candélabres et de lanternes ainsi qu'à la décoration de monuments. L'entreprise fournit notamment la ville de Bordeaux, pour laquelle elle participa à l'éclairage du Grand Théâtre, mais également les villes de Biarritz, Perpignan et Marseille ainsi que les chemins de fer du Midi et du Poitou. Boyreau fit appel aux principales verreries françaises pour équiper ses appareils d'éclairage : on retrouve ainsi sur ses luminaires des verreries de Muller Frères, Hanots, Schneider ou encore Jean Gauthier. À l'instar d'autres grands fabricants de luminaires de cette époque, André Boyreau fit également réaliser des verreries exclusives portant sa propre signature.
Le pied de cette lampe est entièrement réalisé en bronze nickelé. Son dessin repose sur une construction très verticale, associant une base polygonale largement étalée à un long fût cannelé qui conduit directement à la verrerie. La base adopte une forme hexagonale, aux pans nettement découpés et légèrement relevés. Du centre s'élève un départ de fût évasé, divisé en six secteurs qui viennent naturellement prolonger chacun des côtés de l'embase. Ces surfaces lisses alternent avec des motifs en relief composés d'enroulements et de volutes stylisées, organisés de manière symétrique (voir photo n°2). Le fût est constitué d'un tube cylindrique parcouru sur toute sa hauteur de fines cannelures verticales (voir photo n°7). Au sommet du fût se trouve la douille, entourée d'un support à trois bras destiné à maintenir la verrerie (voir photos n°3 et 10). Chacun de ces bras se termine par un petit retour vertical muni d'une vis moletée, qui vient serrer le bord inférieur du dôme (voir photo n°9). Ce pied de lampe est en parfait état, sans aucune restauration.
Le dôme est réalisé en verre moulé-pressé partiellement dépoli, signé « Muller Fres Lunéville » dans le verre (voir photo n°4). Sa forme haute et cylindrique est entièrement construite autour d'une succession de volumes géométriques verticaux. Le décor associe de larges nervures arrondies à des motifs saillants beaucoup plus anguleux, dessinant de longues formes en pointe qui s'élèvent depuis la base. Certaines surfaces sont dépolies tandis que les arêtes et plusieurs parties en relief demeurent plus transparentes et brillantes. La partie supérieure reprend cette composition en gradins : le corps du dôme se resserre pour former un épaulement cylindrique surmonté d'un petit sommet facetté, dont les divisions rayonnantes sont particulièrement visibles en vue plongeante (voir photo n°8). Ce dôme est en excellent état.
La lampe a été recâblée avec un fil neuf torsadé gainé de tissu noir, la douille en laiton argenté avec bague en porcelaine est à vis E14, prise et interrupteur sont neufs.
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500,00 €Prix

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Luminaires Art Déco français
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